Mourad Belhaj
28 Décembre 2019•Mise à jour: 28 Décembre 2019
AA / Algérie / Hassan Gibril
Le président algérien, Abdel Majid Tebboune, a nommé, samedi, Abdelaziz Jerad au poste de Premier ministre et l'a chargé de former le nouveau gouvernement.
C’est ce qui ressort d’un communiqué diffusé par la télévision publique algérienne.
Abdelaziz Jerad, docteur en Sciences politiques, a «été chargé de former un nouveau gouvernement», selon la même source. Il succède à Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères qui avait été nommé Premier ministre par intérim après la démission de Noureddine Bedoui, le 19 décembre, jour de l'intronisation de M. Tebboune comme nouveau chef de l'Etat.
Dans une déclaration à la télévision algérienne, le Premier ministre désigné, Abdelaziz Jerad, a déclaré: "Nous devons travailler avec toutes les compétences nationales et les cadres du pays, les citoyennes et citoyens, afin de sortir de cette étape difficile, et faire face à des défis économiques et sociaux".
Jerad a également remercié le président Tebboune pour la "confiance accordée".
Né le 12 février 1954 dans la province de Khenchela en Algérie, Abdelaziz Jerad est diplômé de la faculté des Sciences politiques d'Alger et docteur d'État de l'université Paris X-Nanterre, d'après sa biographie.
Le nouveau Premier ministre a déjà exercé des hautes fonctions : il a été secrétaire général de la présidence de la République (1993-95), ou encore secrétaire général du ministère des Affaires étrangères de 2001 à 2003, lors du premier mandat d'Abdelaziz Bouteflika. Il a aussi été directeur de l'école nationale d'administration (ENA) d'Alger, de 1989 à 1992.
Sa nomination intervient deux semaines après l'élection à la présidence d'Abdelmadjid Tebboune, au terme d'un scrutin largement boudé par les Algériens (60%) et décrié par le puissant mouvement de contestation ("Hirak") qui secoue le pays depuis le 22 février.
Bien qu'ayant obtenu la démission du président Bouteflika, au pouvoir depuis deux décennies, en avril, le "Hirak" a poursuivi sa mobilisation au fil des mois, en exigeant le départ de l'ensemble du "système" dirigeant l'Algérie.
Vendredi, des dizaines de milliers de personnes ont à nouveau participé à la manifestation hebdomadaire dans les rues d'Alger, une affluence toutefois inférieure aux précédentes semaines.