AA/Bujumbura/Rénovat Ndabashinze
Les élections sénatoriales burundaises qui se déroulent vendredi, ne devraient pas révéler de surprises, selon les observateurs pour qui la majorité tenue par le parti au pouvoir au sein de l'Assemblée nationale (81 des 103 sièges), laissent ce scrutin dépourvu de suspens.
Les sénateurs sont élus au suffrage indirect par l’ensemble des députés, réunis dans un collège avec les conseillers communaux.
D’après le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Pierre Claver Ndayicariye,joint par Anadolu, « ces élections concernent uniquement les membres des conseils communaux, à savoir 15 par chaque commune du pays. Elles se déroulent au chef-lieu de chacune des 18 provinces que compte le Burundi.»
Prosper Ntahorwamiye, porte-parole de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a déclaré, vendredi, à Anadolu que ces élections se déroulaient dans de bonnes conditions sur tout le territoire national et qu'aucun incident n’a été encore signalé.
A Bujumbura, le vote a commencé à 10h00 pour se terminer à 10h50 se soldant par une écrasante victoire du parti au pouvoir, Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie (Cndd-Fdd) devant le parti de l’opposition, les Forces nationales de libération (FNL) et la Coalition pour une opposition participative (Copa), selon Cyriaque Bucumi, président de la Commission électorale provinciale indépendante ( CEPI) de Bujumbura.
Joint par Anadolu, Prosper Ntahorwamiye a précisé que le nouveau sénat ( 2015-2020) comptera 43 sénateurs à raison de deux par provinces (18 provinces avec la nouvelle province de Rumonge au Sud du pays), trois sénateurs issus de l’ethnie Twa (minoritaire) et les anciens chefs d’Etats du Burundi au nombre de quatre.
La constitution prévoit en outre que le sénat soit à 30% composé de femmes.
Cyriaque Bucumi, président de la Commission électorale provinciale Indépendante (Cepi-Mairie), a de son côté précisé que pour respecter l’équilibre ethnique, chaque parti ou coalition est appelé à présenter deux candidats (Un Hutu et un Tutsi).
Ce scrutin se tient alors que le pays s'apprête à la proclamation des résultats de la présidentielle tenue le 21 juillet.