Tuğçenur Yılmaz,Ayvaz Çolakoğlu
19 Juin 2018•Mise à jour: 20 Juin 2018
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
Pour le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, la Turquie est un pays clé sur la question syrienne, qu'ils s'agissent des processus de Genève, d'Astana, de Sotchi et même de Manbij.
Cavusoglu participait, mardi, à une émission télévisée sur la chaine turque, NTV au cours de laquelle, il a répondu aux questions sur l'actualité nationale et internationale.
Rappelant le rôle important joué par la Turquie dans l'intégration du processus de Sotchi à celui de Genève, Cavusoglu a insisté sur la position de locomotive assumée par la Turquie à Astana.
"A Astana, la Turquie est une locomotive et actuellement à Manbij, elle est une locomotive sur le terrain. Dans le cadre des aides humanitaires, des actions visant à accroitre la sécurité et faire cesser les affrontements, la Turquie est une locomotive. Aujourd'hui, au sujet du retour des réfugiés syriens, c'est à dire à peu près dans tous les domaines touchant à la Syrie, la Turquie est un pays clé" a t-il affirmé.
Le chef de la diplomatie turque a notamment insisté sur les engagements actuels de la Turquie en Syrie. Son pays est devenu, selon lui, une force de proposition qui, dans le cadre des actions entreprises avec la Russie et l'Iran, tente d'aboutir à l'instauration d'un processus politique entre la régime et l'opposition.
Au sujet du réseau de l'organisation terroriste FETO implanté aux Etats-Unis, Cavusoglu a indiqué qu'une vingtaine d'enquêtes visant le FETO, ouvertes par le FBI, étaient en cours d'instruction.
Mardi, le sénat américain a voté, dans la loi budgétaire du Pentagone, un amendement proposant un embargo à toute livraison d'armes à la Turquie.
En réaction, Cavusoglu a invité les autorités américaines à respecter les engagements qui sont les leurs à l'internationale et fait un parallèle entre le vote américain et l'acquisition par la Turquie de systèmes de défense russes S-400.
"En raison des S-400, certains développements étonnants se produisent, mais chacun doit tenir ses engagements. Jusqu'à aujourd'hui, la production commune incluse, nous avons toujours remplis nos responsabilités concernant les chasseurs F-35. Nous avons également payé la somme réclamée pour les F-35 dans les délais. Nous avons honoré nos obligations."
"Par rapport au F-35, la Turquie a été invitée le 21 juin pour une première livraison. Deux avions vont être livrés puis suivra une période de formation. Il s'agit d'un projet multipartite et d'envergure. Il ne peut y avoir des approches du style, 'j'ai décidé donc j'annule' ou 'je veux en exclure la Turquie'" a t-il tempéré.