Mona Saanouni
14 Octobre 2017•Mise à jour: 14 Octobre 2017
AA/Irak/Hussein Amir
Le Commandant des Peshmergas dans l’ouest de Kirkouk a indiqué que ses forces ne se retireront pas de la province contestée sous aucune pression, mettant en garde l’armée irakienne et la Mobilisation populaire contre toute attaque des positions de ses forces.
Dans une conférence de presse tenue dans la ville de Kirkouk, Kamal Karkouki a déclaré : «Nous avons fait toutes les préparations nécessaires pour faire face à tout danger, et en cas où les autres (armée irakienne) commettent toute erreur et se dirigent vers nous, nous allons leur donner une leçon qu’ils n’oublieront jamais ».
Les déclarations de Karkouki interviennent à la suite de l’escalade de tension entre les Peshmergas (forces du District du Nord) et les forces fédérales et la Mobilisation populaire (forces pro-gouvernementales) dans les derniers jours dans les zones de contact entre les deux parties au sud de Kirkouk contestée.
Le commandant des Peshmergas a ajouté que «le transfert d’armes près de nos positions signifie clairement que les forces irakiennes et la Mobilisation populaire ont une mauvaise intention », notant que «les kurdes sont contre la guerre et prêts au dialogue ».
Hier vendredi, les forces irakiennes se sont déployées dans les localités de Taza et d’Al-Bachir, à près de 10 kilomètres au sud de la ville de Kirkouk, à la suite du retrait des forces de Peshmergas dans la nuit.
Les Peshmergas ont pris le contrôle de zones contestées entre Bagdad et Erbil, y compris Kirkouk, à la suite du retrait de l’armée irakienne face à l’invasion de Daech durant l'été 2014.
Le Parlement irakien avait obligé, la semaine dernière, le Premier ministre Haïdar al-Abadi, à soumettre les zones contestées entre Bagdad et Erbil à l’autorité du gouvernement fédéral, à la suite de la tenue du référendum de sécession par l’Administration du District du Nord de l’Irak, le 25 septembre, malgré le refus local, régional et international.