AA / Bagdad / Ibrahim Salah
Le vice-président irakien Oussama al-Nujaifi a affirmé, jeudi, que 2070 personnes ont été massacrées à Mossoul, chef- lieu de la province de Ninive, située au nord de Bagdad, dans un communiqué publié, jeudi, par les services d'al Nujeifi, et dont Anadolu a eu copie.
«Deux mille soixante-dix martyrs ont été exécutés par l’organisation terroriste de Daech qui a affiché les noms des victimes sur les murs du service de la médecine légale de l’hôpital de Mossoul sans remettre les corps aux familles», lit-on, notamment, dans le communiqué.
Le communiqué n’a cependant pas précisé la période à laquelle les victimes ont été exécutées ou la manière dont le crime a été commis.
Face à cette «catastrophe», poursuit le communiqué, «toute condamnation est insignifiante, dès lors que les âmes des martyrs réclament justice, laquelle justice passe inéluctablement par la libération immédiate de Mossoul».
Oussama al-Nujaifi a dénoncé «le silence assourdissant des responsables au gouvernement et des différentes formations politiques», de même qu’il a réfuté tout «prétexte avancé pour reporter la bataille de libération».
«Les atermoiements sont une réalité, la non-évaluation du drame est un constat, et la population de Ninive fait appel à la conscience nationale, arabe et internationale pour se mobiliser et entreprendre tout acte apte à arrêter les crimes», a-t-il lancé.
Le vice-président a demandé au gouvernement irakien de «mobiliser toute son énergie et ses efforts pour la libération de Mossoul».
«La coalition internationale doit prouver sa crédibilité à mettre un terme à la folie meurtrière et sauvage à Mossoul et la communauté internationale se doit de défendre les habitants d’une ville séculaire, riche de son histoire et forte de ce qu’elle a offert à l’Humanité tout entière», a encore écrit al-Nujaifi.