AA / Caire / Hsine al-Kabeni – Sayed Fathi – Abdelhakim El Jondi
Un tribunal égyptien a condamné, mercredi, le fils cadet du président égyptien destitué, Mohamed Morsi, et un de ses amis, à un an de prison et à une amende de 1400 dollars pour «détention et consommation de stupéfiants», selon des sources juridiaires.
«Le tribunal pénal de Benha de la province de Qalyubiya (nord du Caire) a émis la sentence d’un an de prison et d'une amende de 10 milles livres (près de 1400 USD) pour Abdullah, fils cadet de Mohamed Morsi et son ami Mohamed Imed».
Les deux jeunes ont été condamnés par contumace et le jugement serait susceptible de pourvoi, selon les mêmes sources.
Dans une déclaration téléphonique à l’agence Anadolu, l’avocat de Abdullah Morsi, Mohamed Saber, a affirmé : « Nous allons faire appel. Nous avons deux options soit la demande de révision des mesures du procès pour vice de forme soit le recours en cassation, et c’est le choix le plus probable. »
«Le fils de Morsi et son ami ont été libérés auparavant et n’ont pas assisté à la séance d’aujourd’hui » a ajouté l’avocat précisant que la sentence est « exécutoire et que les accusés peuvent interjeter appel. Ils seront sûrement poursuivis par les forces de l’ordre pour l’exécution du jugement ».
Le porte-parole de la famille Morsi, Oussama Morsi, a quant à lui, qualifié de « règlement de comptes » la sentence émise contre son frère, précisant que sa famille « ne s’inclinera pas ».
Le 1er mars, Abdallah Morsi et Mohammed Emad avaient été arrêtés dans une voiture stationnée en bord de route au nord du Caire en possession de deux joints de cannabis. Ils avaient été relâchés le lendemain.
Les autorités égyptiennes ont annoncé, lundi 17 mars 2014, que le fils du président déchu, Mohamed Morsi, sera jugé pour détention et consommation de canabis.
Devant le tribunal, le fils de Morsi et son ami ont catégoriquement nié les accusations qui leur ont été portées.