AA/Tunis/Rachid Jarray
Le Chef du gouvernement tunisien Habib Essid a affirmé que le Haut Conseil de Sécurité a décidé d’ouvrir une enquête pour déterminer les responsables des dysfonctionnements constatés dans l’appareil de sécurité, après l’attaque terroriste qui a visé, mercredi, le musée du Bardo, dans la proche banlieue de Tunis, faisant 23 morts et des dizaines de blessés.
Essid a indiqué, lors d’une conférence de presse tenue, jeudi, au siège de la présidence du gouvernement à Tunis, que le "Haut Conseil de Sécurité a décidé, à l’issue d’une réunion sous la direction du président de la République Béji Caid Essebsi, d’une série de mesures visant à lutter contre le terrorisme".
Parmi ces mesures, Essid a évoqué "L’ouverture d’une enquête approfondie pour déterminer les responsabilités", admettant "l’existence de plusieurs dysfonctionnements dans l’appareil sécuritaire, qui ont facilité au groupe terroriste l’accès au musée, à proximité du Parlement".
Le Chef du gouvernement tunisien a annoncé, par ailleurs, l’arrestation de plusieurs suspects liés aux auteurs de l’opération sans donner de détails.
Essid a ajouté que "Les forces de l’armée seront appelés en renfort pour soutenir les efforts de sécurité dans les villes intérieures et intensifier la surveillance et le contrôle des centres sensibles et des installations touristiques pour éviter que de tels événements ne se reproduisent".
Habib Essid a annoncé que le gouvernement coopérera avec des Etats frères pour "Emprunter des équipements nécessaires dans la lutte contre le terrorisme, tout particulièrement, des avions".
Et Essid de poursuivre : "Le Conseil a appelé à la coordination entre les dirigeants de l’armée et de la police, exhorté à revoir l’appareil de sécurité des frontières, et à fournir aux forces armées et de sécurité l’équipement qui leur permet d’opérer de nuit, de sécuriser les grandes villes, et enfin à offrir un soutien logistique aux différentes corps de sécurité".