AA/Gaza/AlaaAtallah
Le chef du gouvernement palestinien de consensus, Rami Hamdallah, s’est réuni jeudi, avec des factions et des forces palestiniennes à Gaza pour examiner les moyens de «réaliser la réconciliation» et de rechercher des solutions aux crises et dossiers en suspens.
«La réunion de Hamdallah avec les factions (Fatah, Hamas, Djihad Islamique, Front Populaire et Front Démocratique) a permis de discuter des solutions aux différents aspects de la crise que connait la Bande de Gaza», a déclaré le porte-parole du gouvernement palestinien Ihab Bsissou.
Un dirigeant de Hamas, Khalil al-Hayya, a annoncé mercredi que la délégation de son mouvement s’est accordé avec le premier ministre Hamdallah à former une commission mixte chargée d’identifier des solutions aux crises dans la Bande de Gaza.
Dans une déclaration à Anadolu, Ihab Bsissou a précisé que Hamdallah a notamment examiné avec les factions, à Gaza, le dossier des fonctionnaires de l’ancien gouvernement, la crise de l’électricité et la prise de fonctions du gouvernement.
Il a qualifié les réunions de Gaza de «positives», soulignant que les différentes factions ont insisté sur l’impératif de concrétiser la réconciliation nationale et, pour le gouvernement, de prendre le contrôle des points de passage et ses fonctions à Gaza.
Hamdallah, accompagné de ministres et de dirigeants de son gouvernement, est arrivé hier mercredi dans la Bande de Gaza par le point de passage de Beit Hanoun (Erez) pour examiner les «mécanismes permettant de résoudre les crises et les dossiers en suspens à Gaza».
Le gouvernement palestinien de consensus n’a pris aucune de ses fonctions à Gaza en raison, selon lui, de la formation par Hamas d’un « gouvernement de l’ombre », que le mouvement nie catégoriquement.
Cette situation a aggravé les problèmes dont souffre la Bande de Gaza, notamment la crise de l’électricité et du carburant et le fonctionnement des points de passage notamment le poste frontalier de Rafah, entre l’Egypte et Gaza.
De nouvelles crises ont frappé les Palestiniens après la formation du gouvernement d’union, en particulier le non-règlement des salaires des anciens fonctionnaires du gouvernement Hamas, au nombre de 40 mille.