AA/Addis-Abeba (Ethiopie)
L’Egypte et la Libye se ont finalement pris part à la conférence internationale sur la crise libyenne, organisée mercredi à Addis-Abeba par l’Union Africaine (UA), après l’avoir initialement boycottée pour protester contre la présence de représentants turcs et qataris.
Le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohamed al-Dairi, et le vice-ministre égyptien des Affaires étrangères chargé des affaires de l’Union Africaine (UA), Amgad Abdel-Ghaffar, sont tous deux entrés dans la salle de conférence.
La réunion avait été suspendue durant une heure pour permettre de persuader les deux hommes de participer aux discussions.
L’Egypte, la Libye et les Emirats arabes unis (EAU) avaient voulu boycotter la conférence, tandis que l’Arabie saoudite et le Koweït n’ont pas envoyé de représentants en affirmant ne pas avoir été formellement invités.
La présence Abdel-Ghaffar en lieu et place du ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, reflète également l’abaissement volontaire du niveau de la délégation diplomatique envoyée à la conférence.
Shoukry a déclaré au chef du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine (UA), Ismail al-Sharqawi, qu’il n’y avait «nul besoin» de la participation de Doha et Ankara à la réunion.
Le chef de la diplomatie égyptienne avait également affirmé que l’Egypte pourrait boycotter ou rétrograder le niveau de sa délégation suite au refus de sa requête par l’Union Africaine.
Les responsables de l’UA ont, cependant, insisté e t«défendu leur décision d’inviter le Qatar et la Turquie puisque les deux pays sont concernés par la crise libyenne » avait rapporté une source diplomatique.
Le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohamed al-Dairi, accuse notamment Doha et Ankara de financer le gouvernement libyen islamiste.
Les relations entre le Caire, d’un côté, et Doha et Ankara de l’autre se sont tendues depuis la destitution par l’armée, en juillet 2013, du président égyptien élu, Mohamed Morsi.