AA / New York / Mohamed Tarek
Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a souligné mercredi que l’année écoulée a été marquée par «la noirceur de l’horizon, des actes horribles et un retour du spectre de la guerre froide», appelant à une réaction internationale multidimensionnelle pour faire face aux groupes extrémistes.
Ban Ki-moon s’exprimait à l’ouverture des travaux de la 69ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, en présence des chefs d’Etat et de gouvernement des 193 pays membres de l’ONU, ainsi que l’Etat du Vatican et l’Etat de Palestine en tant qu’observateurs.
Le Secrétaire général de l’ONU a déclaré: « Nos cœurs ont été déchirés au cours de l’année écoulée à la suite des actes horribles commis à l’encontre des innocents».
Il a relevé que «le spectre de la guerre froide a refait surface et plusieurs pays du Printemps Arabe ont emprunté une destination erronée».
«Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale (1939 – 1945), nous n’avons pas connu un aussi grand nombre de réfugiés, de déplacés et de demandeurs d’asile», a lâché le diplomate sud-coréen sans pour autant avancer de chiffre précis.
«C’était une année horrible émaillée par des actes qui ont violé allègrement les principes consacrés dans la Charte des Nations Unies », a encore dit Ban Ki-moon, qui a énuméré, pêle-mêle, « barils explosifs, décapitations, agressions délibérées contre des hôpitaux, des refuges de l’ONU et des convois humanitaires».
Evoquant le conflit palestino-israélien, le responsable onusien a fait observer : «Après la dernière tragédie survenue à Gaza (guerre israélienne), il est nécessaire de sauver la solution des deux Etats et qu’à défaut, les hostilités seront permanentes».
S’agissant de l’Ukraine, Ban Ki-moon a estimé que la situation dans ce pays est « instable », avant de se pencher sur le conflit dans le Soudan du Sud qui a fait des «milliers de morts parallèlement à des millions de personnes qui ont subi le fléau de la famine ».
Quant à la Syrie et à l’Irak, Ban Ki-moon a estimé que dans ces deux pays, nous « assisterons à de nouveaux actes de barbarie, chaque jour qui passe, et nous constaterons les retombées destructives sur la région».
«Les leaders musulmans, partout dans le monde, ont réitéré que rien, absolument rien, dans la religion islamique n’exhorte les organisations terroristes à commettre de tels actes», a-t-il dit.
«Ces groupes extrémistes représentent une menace franche à la paix et à la sécurité internationales et une réponse internationale multidimensionnelle s’avère impérative», a-t-il poursuivi.