AA/ Tunis/ Yosra Ouannes
«Pas de peur, pas de crainte aujourd’hui sur l’avenir des droits et des libertés en Tunisie », a assuré le leader du mouvement Ennahdha, d’obédience islamique, Rached Ghannouchi.
« Qu’importe le nom du candidat vainqueur au second tour du scrutin présidentiel, Mohamed Moncef Marzouki ou Béji Caïd Essebsi, le peuple tunisien a bel et bien inventé sa révolution et s’est affranchi des statues, celles du leader unique, du parti unique, des élections truquée et de la langue de bois médiatique. »
Les statues ont été renversées et ne reviendront pas en Tunisie. Elles sont désormais d'une époque révolue», a fait savoir Ghannouchi.
S’exprimant à sa sortie du bureau de vote à Ben Arous, sur les récentes menaces terroristes visant à saboter l’opération électorale, Ghannouchi a ajouté que « le terrorisme est le produit du diable et intervient à l’encontre de la volonté divine à l’affranchissement de l’être humain »
« Dieu a créé les gens libres, alors que les terroristes s’évertuent à déstabiliser la Tunisie et à gâcher sa fête électorale, dans le dessein de dissuader les électeurs d'affluer vers les urnes. », a ajouté le leader du mouvement Ennahdha.
Ghannouchi a justifié la désaffection des jeunes à l’égard du scrutin par le chômage qu’ils endurent et par le sentiment de frustration du non achèvement des objectifs de la révolution.
Le second tour du scrutin présidentiel est suivi par 88 mille observateurs, a annoncé le président de l’Instance supérieure indépendante pour les Elections (ISIE), dont 31 mille représentants du candidat Moncef Marzouki, 28 mille du candidat de Nidaa Tounès, 29 mille ONG nationales et 2000 observateurs d’instances et organisations étrangères.
Le mouvement Ennahdha s’est abstenu d'appuyer aucun candidat à la présidentielle et a préféré opter pour la neutralité lors des deux tours du scrutin présidentiel.