AA/Londres/Asli Aral
Le premier ministre irakien Haydar Abadi a promis de reprendre la ville de Ramadi de l’organisation EIIL dans quelques jours, demandant à cet effet plus de soutien des partenaires de la coalition internationale.
Dans une déclaration à la radio britannique BBC, il a s’est dit confiant que le gouvernement récupérera Ramadi , en soulignant : «Je suis triste de la perte de Ramadi, mais soyez confiants que nous la reprendrons bientôt ».
Réagissant à la déclaration du secrétaire d’Etat américain à la défense Ashton Carter selon lequel les forces irakiennes ne manifestent pas de volonté dans les combats, en référence à la chute de Ramadi, Abadi a déclaré que «Carter soutenait fortement l’Irak et je suis sûr qu’il a été induit en erreur».
Selon lui, les forces irakiennes sont mues par une détermination dans le combat, mais se trouvent en butte à des attaques de l’EIIL à des endroits imprévisibles, par le biais de chars explosifs qui laissent «un impact semblable à celui d’une petite bombe atomique», selon ses propres termes, ce qui influe de manière néfaste sur les forces qui luttent contre l’EIIL.
Il a, dans ce contexte, fait observer que l’absence de contrôle des frontières syro-irakiennes était une grande erreur, dans la mesure où un grand nombre d’éléments de l’EIIL se déplacent de la Syrie vers l’Irak.
Selon Abadi, le chaos qui règne du côté syrien a contribué à renforcer de l’EIIL, raison pour laquelle «nous avons demandé à nos partenaires de la coalition internationale d’accentuer la surveillance des frontières» a-t-il réclamé .
Le premier ministre irakien a, par ailleurs, noté que l’Iran et la Jordanie ont apporté un fort soutien (à l’Irak) dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, «à la différence des pays du Golfe qui ne s’impliquent pas réellement, malgré les menaces qu’ils ressentent».
L’EIIL a totalement pris le contrôle, dimanche 17 mai, de la ville de Ramadi, chef lieu de la province d’al-Anbar dans l'ouest de l'Irak, après le retrait des forces policières et militaires irakiennes, selon un responsable du gouvernement irakien.