AA/ Benghazi (Libye)/ Motaz al-Majbri
Le général à la retraite, Khalifa Haftar, a nié tout soutien d’un pays étranger à l’opération militaire qu’il mène contre les brigades affiliées à l’état-major de l’armée libyenne, mais il s’est montré favorable à toute aide d’origine arabe en considérant les pays arabes comme des «alliés dans la lutte contre le terrorisme ».
L’ancien général n’a pas écarté la possibilité que l’un de ses proches partisans soit un collaborateur avec les parties qui ont planifié l’attentat suicide qui l’avait ciblé mercredi matin, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, transmise par une chaine libyenne privée à une heure tardive de la nuit de mercredi.
« Nous renonçons aux combats dans les villes et nous n’avons pas encore usé de tous nos moyens militaires », a-t-il ajouté, en considérant que ses assaillants n'étaient pas capables de le confronter.
«Les Libyens ont bien traité ceux qui se couvrent de l’Islam. Mais, lils se sont aperçus par la suite que ces éléments tuent et décapitent les gens, exercent de l’extorsion et volent l’argent public », a-t-il dit faisant allusion au réseau d’Ansar al-Charia et des brigades des rebelles qu’il est en train de combattre.
« Ces éléments seront tués ou expulsés hors de Libye », a-t-il soutenu, en rappelant qu’il répliquera prochainement de manière inattendue à ces « terroristes ».
« Chaque ferme utilisée par ces terroristes sera confisquée, chaque domicile sur lequel se positionnent des snipers sera bombardé», a menacé Haftar.
Il a rappelé qu’il est en passe de constituer une armée "loyale à Dieu, en premier lieu, et à la Patrie", expliquant que "Toutes les brigades ou tous les soldats attachés à une tribu ou à une région ne seront pas acceptés au sein de cette armée».
Par ailleurs, Haftar a critiqué les anciens gouvernements libyens qui «ne méritent pas leurs sièges et n’ont aucune relation avec le peuple », en soulignant que ses forces soutiennent le gouvernement d’Abdallah al-Théni, « un gouvernement légitime », a-t-il estimé. Et de poursuivre «La tentative du Congrès National général d’imposer le gouvernement d’Ahmed Miitig est une mascarade».
Aucune réaction n’a été délivrée à l’égard des accusations formulées par Haftar.
Le général à la retraite libyen Khalifa Hafatr avait annoncé, le 16 mai dernier, le lancement, dans la ville de Benghazi (Est) de «l’opération de la Dignité» destinée à combattre des groupes armés liés à l’état-major de l’armée libyenne qualifiés par lui «d’extrémistes». Des parties gouvernementales estiment, de leur côté, que cette opération est un «coup d’Etat lancé contre la légalité de l’Etat ».