AA / Ramallah / Mohamed Khbissa
L’Italie est le quatrième pays de l’Union européenne, après la Grande Bretagne, la France et l’Espagne, à déconseiller à ses citoyens d’investir dans les colonies israéliennes, d’après un communiqué du gouvernement italien.
Le gouvernement italien a déclaré, dans un communiqué de presse, que tout investissement italien dans les colonies israéliennes «nuira à l’investisseur et au gouvernement italiens étant donné qu’il sera fermé tôt ou tard».
«Un risque pareil mènera vers la fermeture de la totalité du projet à tout moment en raison de l’illégalité de son lancement» précise le communiqué, rappelant que « l’Italie a officiellement annoncé un boycott total des colonies israéliennes en début de l’année en cours ».
Les décisions de boycott prises par des pays européens sont une conséquence des dispositions du Tribunal international de La Haye en 2004 qui a déclaré les colonies israéliennes illégales du fait qu’elles violent l’article 49 de la Convention de Genève qui dispose que: « La puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d'une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle»
L’expert israélien en économie, Taoufik Dajjani, a affirmé que «cette décision du gouvernement italien a été précédée par des décisions similaires, émises la semaine dernière par l’Espagne et la France, et à la fin de l’année dernière par la Grande Bretagne».
«Les investissements économiques et scientifiques de ces quatre pays européens valent entre 60 et 80 millions de dollars US par an, ce qui, cumulé sur plusieurs années, représente une somme considérable», a ajouté l’expert.
Dajjani a précisé que les principaux domaines de collaboration avec ces quatre pays sont la recherche scientifique, l’agriculture et l’industrie.
« Ces pays ont représenté, jusqu’à une période proche, des marchés principaux pour les fermes et usines Israéliennes de la Cisjordanie » a-t-il précisé.
Le taux de croissance économique d’Israël a régressé pour atteindre les 2.1%, au cours du premier trimestre de l’année en cours, contre 2.9% pendant les quatre derniers mois de 2013 et 3.4% au cours de la même période de l’année dernière.
Le ministre israélien des Finances, Yaïr Lapid, avait annoncé que l’enveloppe des pertes causées par le boycott contre Israël dépasserait les 20 milliards de dollars par an, en plus du licenciement d’environ 10 mille employés dans l’Etat hébreu et ses colonies.
Dajjani a appelé les autorités palestiniennes à profiter de l’annonce de boycott d'Israël par les quatre pays pour attirer des investisseurs vers le marché palestinien, en particulier pour le secteur de l’agriculture qui fournit des produits de qualité ».