AA/ Jérusalem/ Abderraouf Arnaout
La ministre israélienne de la Justice, Tzipi Livni, a averti vendredi, que les colonies juives «minent Israël et contribuent à l'altération de sa légitimité dans l'opinion publique internationale ».
Lors d’une interview avec la radio de l’armée, elle a affirmé que « ceux qui appellent à l’intensification de l’activité coloniale sur les terres palestiniennes veulent nous empêcher de vivre de normalement et s’opposent aux valeurs politiques de l’Etat d’Israël. Ils vont nous empêcher de parvenir à un accord », en faisant allusion à l’accord de paix entre Palestiniens et Israéliens.
"La partie palestinienne a altéré les pourparlers de paix en s'adressant aux institutions internationales et en négociant avec Hamas" a déclaré Mertin Indyk, émissaire américain pour les pourparlers de paix, jeudi lors d'une conférence à l'Institut de Washington pour les études au Proche Orient.
L’émissaire américain, cité par la radio publique d'Israël, avait cependant mis en garde, que « Poursuivre les travaux de construction des colonies pourrait former une nouvelle réalité sur le terrain qui pourrait devenir irréversible, à savoir un Etat israélien à deux nations».
Réagissant aux propos de l’émissaire américain, le ministre du cabinet du Premier ministre israélien, Ofir Oknis, «Il est regrettable que les mensonges des Palestiniens affectent la position de nos amis ». Et d’ajouter « c’est la partie palestinienne qui a entravé les pourparlers de paix en s’alliant avec Hamas et en s’adressant aux institutions onusiennes ».
La partie palestinienne n’a pas fait de commentaire à l’égard des propos d’Indyk jusqu’à vendredi 12 :55 Gmt.
S’attardant sur les attaques nommées « le prix à payer », Tzipi Livni a avancé qu’il s’agit de groupes idéologiques extrémistes qui ne respectent pas la loi dans des colonies précises en Judée et Samarie (Cisjordanie).
Des colons israéliens mènent des attaques contre les propriétés des Palestiniens ainsi que des lieux de culte islamiques et chrétiens en Israël, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, sous l'intitulé « le prix à payer ». Le Premier ministre israélien a vivement critiqué ces mouvements sans prendre de mesures concrètes contres les auteurs de tels actes.