Mazin Majeed Asaad Baqal,Ayvaz Çolakoğlu
03 Décembre 2018•Mise à jour: 04 Décembre 2018
AA - Mossoul - Ayvaz Colakoglu
Les habitants de Mossoul, réfugiés dans des camps parsemés autour de la ville pour échapper aux affrontements entre l'armée irakienne et les terroristes de Daesh, tentent de se rattacher à la vie dans des conditions déplorables.
Avec l'arrivée de l'hiver, les conditions de vie à l'intérieur de ces camps se dégradent un peu plus chaque jour.
Depuis l'opération de reconquête de la ville de Mossoul, aux mains des terroristes de Daesh, lancée en 2016 par l'armée irakienne, des milliers d'habitants de la ville ayant fui les exactions, destructions et violences, survivent grâce à l'aide humanitaire dans des camps composés majoritairement de tentes, installés tout autour de la ville.
Les enfants sont les premiers affectés par l'arrivée des pluies et du froid, provoquant des torrents de boues à l'intérieur des camps et menaçant leur santé.
Malgré la libération de la ville du joug de Daesh, l'inaction des autorités, qui tardent à engager les travaux de déblaiement et de reconstruction, empêche les Mossouliens à retourner dans leurs maisons, même si le rêve d'un retour proche leur permet de tenir.
Halime Muhammed, 35 ans, mère de cinq enfants, réfugiée dans le camp de Jedda, qui compte plus de 10 000 âmes, dit s'inquiéter pour la santé de ses enfants en raison du manque d'aliments et des mauvaises conditions d'hygiènes.
"Après Daesh, il n'y a pas eu un retour à la normale de la vie à Mossoul. Nous tenons grâce aux aides. L'hiver rend encore plus difficile la vie dans le camp", a-t-elle témoignée.
Quant à Samah Hamad, âgée de 25 ans, qui a perdu son mari et s'efforce tant bien que mal d'élever seule ses quatre enfants, elle assure n'avoir vécu que des jours affligeants en Irak.
"Les autorités doivent se rendre compte de nos conditions de vie. Nous avons survécu à la guerre, mais sommes condamnés à vivre avec une alimentation insuffisante et des conditions de vie effroyables", a-t-elle lancée.
Hamad a notamment dit souhaiter que les problèmes soient résolus au plus vite pour que les milliers de réfugiés puissent enfin retourner vivre de nouveau dans leurs maisons.