AA/Lagos (Nigéria)/ Rafiu Ajakaye
L’Armée nigériane a déclaré, vendredi, avoir tué jusqu’à soixante membres de Boko Haram et arrêté un des dirigeants du groupe armé extrémiste suite à de nouvelles tentatives, mercredi, des insurgés de s’emparer de la ville de Konduga, dans le nord-est du Nigéria.
Dans une série de tweets, publiés vendredi, le siège de la Défense nigériane a affirmé qu’un « chef terroriste de haut-rang » avait été blessé et capturé, durant l’attaque des insurgés, mercredi, et qu’il était « en train d’être soigné dans un établissement médical militaire ».
« Il fait partie de ceux qui ont été capturés. [Un total] de soixante (60) de ses combattants sont morts durant la série d’attaques qu’ils ont lancées pour accéder à Konduga et ses environs » a déclaré l’Armée à travers le réseau social Twitter.
« Les armes confisquées incluent 24 fusils, cinq lance-grenades RP, deux mitraillettes, un canon anti-aérien et un véhicule Ford Ranger » ont précisé les militaires.
Les soldats nigérians ont également repoussé, jeudi, une attaque en embuscade et saisi quatre motos des insurgés, a ajouté l’Armée.
Mercredi, l’Armée nigériane avait annoncé avoir « écrasé avec succès» une attaque de Boko Haram contre la ville de Konduga.
«Les soldats ont écrasé avec succès, mercredi matin, une nouvelle tentative [d’attaque] des terroristes, en forme de représailles contre Konduga, suite à douze heures de combat en périphérie de la communauté de l’Etat du Borno» avait indiqué, mercredi soir, un communiqué du siège de la Défense du Nigéria.
L’armée nigériane avait déclaré avoir récemment tué plus de cinquante membres de Boko Haram à Konduga suite à une attaque du groupe visant à s’emparer de cette ville stratégique.
Konduga est en effet située tout juste à la sortie de la capitale provinciale du Borno, Maiduguri. L’Armée était convaincue que sa prise par les insurgés se serait révélée catastrophique.
Boko Haram s’est déjà emparé de Madagali ainsi que de huit autres villes, dans l’Etat d’Adamawa, de Buni Yadi et Bara, dans le Yobe, et de Dikwa, Gamboru Ngala, Damboa et Gwoza dans le Borno.
Dans une vidéo diffusée le 24 août, le chef de Boko Haram, Shekau, avait déclaré que son groupe avait formé un «califat islamique» dans la région du nord-est du Nigéria.