AA / Ninive (Irak) / Khadr Khlat
Un membre du Conseil de la province irakienne de Ninive, chef-lieu de Mossoul, estime improbable que les employés de l’Etat de la province reçoivent leurs salaires avant la fête de Aïd el-Fitr .
Un membre du Conseil provincial de Ninive, Saydou Jtou Sinjari, a déclaré, samedi, à Anadolu que « au cours d’une rencontre des membres du conseil provincial avec le premier ministre, Nouri al-Maliki, deux jours auparavant, la question du versement des salaires des employés de l’Etat dans la province de Ninive et de toutes les régions contrôlées par des factions armées, a été évoquée ».
« Maliki a précisé qu’il souhaiterait collaborer avec nous pour permettre aux employés de l’Etat d’accueillir Aïd el-Fitr salaires en main », a précisé le responsable.
Selon Sinjari, « al-Maliki ignore quelle procédure suivre pour garantir l’obtention des salaires à temps sans que l’EIIL (Etat Islamique en Irak et au Levant) n’en déduise une partie ».
« Il est difficile de parvenir à mettre en place une procédure pareille actuellement », a révélé Sinjari, ajoutant qu’il doute que « les salaires des employés de l’Etat de la province de Ninive ne puissent être versés avant Aïd el-Fitr ».
Le gouvernement irakien avait ordonné, fin du mois de juin dernier, la suspension des salaires des employés travaillant dans les zones agitées qui échappent au contrôle de l’Etat, soulignant que "ces mensualités seront épargnées jusqu’à la libération de ces zones".
Depuis le 10 juin, des groupes armés conduits par l'EIIL se sont emparé de la ville de Mossoul dans la province irakienne de Ninive, après le retrait de l’armée. Le même scénario s’est répété dans plusieurs provinces, notamment, Diyala et Salaheddine.
Alors que les leaders sunnites considèrent ces mouvements comme une «révolution populaire sunnite contre le gouvernement sectaire (chiite)», les autorités les qualifient "d'attaques terroristes".