AA/Kinshasa/ Patrice Citera
Il n y aura pas de solutions pour les agents congolais qui collaboraient avec la Mission, mais qui ont perdu leurs postes à la suite de la réduction des effectifs de Casques bleus en RDC, a déclaré, mercredi à la presse, Martin Kobler, chef de la Mission de Stabilisation des Nations Unies en RD Congo (Monusco).
« Nous n’avons aucune solution à offrir aux agents de la Monusco qui viennent de perdre leurs emplois à cause du départ d’une partie de nos casques bleus. Nous sommes cependant entrain de dialoguer avec ceux qui vont poursusivre avec la mission pour leur trouver une solution quand leurs contrats auront expiré", a-t-il affirmé.
Cette déclaration, émise lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco, fait suite au mouvement de grève conduit, durant deux semaines, par les agents congolais de la Monusco durant q à travers le pays. Ce mouvemennt de grève a été émaillé de violences et d'accrochages, la semaine dernière, avec la police qui tentait de disperser les grévistes bloquant les entrées du quartier général de la Monusco, à Kinshasa.
Martin Kobler a, en outre, précisé que la plupart des agents concernés par ces licenciements étaient des traducteurs pour le compte des casques bleus et qu’il n’y avait plus de raisons de les garder, dès lors que l’objet de leur mission a disparu avec le départ d'une partie des casques bleus.
Toujours selon Kobler les agents licenciés, dont la plupart verront leur mission s'achever à la fin du mois de juin, revendiquent des indemnités de départ dans la mesure, estiment certains d'entre eux qu'ils ont travaillé pendant plus de 10 ans au sein de la Monusco.
Le chef de Mission onusienne a précisé que 1000 Casques bleus ont déjà quitté la RD Congo sur les 2000 qui devront également partir conformèment à la décision du Conseil de Sécurité quant à la réduction des troupes de la Monusco en RDC.
Avant la réduction de ses effectifs, la Monusco comptait, 19 815 militaires, 760 observateurs militaires, 319 personnel militaires et1050 membres des unités de maintien de l’ordre, selon les statistiques de l’ONU.
Plusieurs groupes armés évoluent, depuis des années, dans l'est de la RDC et cristallisent les tensions politiques, sécuritaires et sociales qui règnent dans ce pays riches en ressources naturelles, comme le pétrole et les minerais.