Majdi Ismail
07 Décembre 2020•Mise à jour: 07 Décembre 2020
AA/ Washington
Le Secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a qualifié dimanche les élections législatives au Venezuela, boycottées par l’opposition, de « mascarade ».
Les élections générales ont démarré dimanche matin au Venezuela, pour choisir les élus de la nouvelle Assemblée Nationale, pour la législature 2021-2026.
« Ce qui se passe au Venezuela aujourd’hui, est une fraude électorale et une mascarade », a twitté Pompeo.
« Les résultats de ces élections ne reflètent pas la volonté du peuple Vénézuélien », a-t-il ajouté.
Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, avait appelé un peu plus tôt aujourd’hui, les Vénézuéliens à participer en masse aux élections législatives du 6 décembre.
"Il est nécessaire que les Vénézuéliens se rendent aux urnes dimanche pour faire entendre leur voix en ce grand jour", a écrit le président Maduro sur Twitter, en joignant une photo avec sa femme dans un bureau de vote.
Quelque 14 000 candidats désignés par 107 formations politiques, sont en lice pour remporter les 277 sièges de l’Assemblée Nationale (contre 167 avant une récente réforme constitutionnelle) soumis au suffrage de 20,7 millions d’électeurs, a fait savoir la Commission électorale nationale (CNE).
Mercredi dernier, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, avait fait part de sa disposition à quitter la présidence, en cas de victoire de l’opposition aux législatives du 6 décembre.
Avant le scrutin, l’administration de Maduro avait annoncée l’amnistie de 110 prisonniers politiques, dont 26 députés de l'Assemblée nationale.
Le Venezuela est, depuis le 23 janvier, en proie à l’une des plus graves crises politiques de son histoire. Le chef de l’opposition, qui est aussi président du Parlement, Juan Guaido, s'était autoproclamé Président par intérim de la République.
Le Président américain sortant, Donald Trump, a rapidement reconnu Guaido comme "Président par intérim du Venezuela", suivi en cela par le Canada, l'Union européenne et certains pays d'Amérique latine.
Nicolas Maduro a riposté en accusant les États-Unis de commanditer une tentative de putsch et en rompant les relations diplomatiques avec Washington. Il a également appelé les diplomates américains à quitter le Venezuela dans un délai de 72 heures.
La Turquie, la Russie, le Mexique et la Bolivie ont, quant à eux, appuyé la légitimité de Nicolas Maduro qui avait été réélu, en janvier, pour un nouveau mandat présidentiel de six ans.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail