AA – Brüksel – Naz Altinsoy
Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), Anders Fogh Rasmussen, a qualifié l’élection présidentielle syrienne de “farce”, peu avant le début de la rencontre des ministres de la Défense des pays membres de l’OTAN, prévue les 3 et 4 juin à Bruxelles.
Rasmussen a indiqué que l’élection en question ne répondait pas aux standards internationaux, qu’elle n’est pas "libre, juste, ni transparente". "J’estime qu’aucun membre [de l’OTAN] ne reconnaîtra le résultat du scrutin", a-t-il indiqué.
Le Président syrien au pouvoir Bachar el-Assad qui se présente pour un troisième mandat, est le favori du scrutin. Ses deux concurrents sont Hassan al-Nouri et Maher al-Hajjar, anciens hommes politiques.
Les Etats-Unis et la plupart des pays occidentaux avaient qualifié l’élection d' “une parodie de démocratie”. L’opposition syrienne avait affirmé de son côté, qu’il s’agissait d’une “absurdité” mais le régime avait soutenu que le scrutin était bel et bien “démocratique” puisque plusieurs candidats se présentaient.
Plus de 100 000 personnes ont été tuées pendant le conflit sanglant qui dure depuis trois ans, alors qu’il y a plus de 6,5 millions de déplacés internes selon les Nations Unies. Près de 2,5 millions de syriens se sont réfugiés en Turquie, au Liban et en Irak.