Mustapha Dalaa
10 Avril 2017•Mise à jour: 11 Avril 2017
AA/ Istanbul
Le journal britannique "The Guardian" a révélé qu’un responsable américain a proposé une partition de la Libye sur la base de ses trois anciennes provinces, à savoir la Tripolitaine à l'ouest, la Cyrénaïque à l'est, et le Fezzan dans le sud.
Dans son édition du lundi, le quotidien a indiqué qu’un haut responsable américain chargé de la politique étrangère à la Maison Blanche, a présenté à un diplomate européen, une carte de la Libye divisée en trois Etats.
Le journal n'a pas révélé l'identité du diplomate européen, mais a indiqué que Sebastian Gorka, un conseiller de Donald Trump, est le responsable américain, qui a proposé la partition de la Libye, et ce, quelques semaines avant l’investiture du président des États-Unis, le 20 janvier dernier.
Gorka fait face à des critique pour ses anciennes relations avec l’extrême-droite hongroise, a noté «The Guardian», précisant que le responsable américain appelle à «l'éradication de l'islam radical » et considère les Frères musulmans, comme « une organisation terroriste qui cherche à s’infiltrer aux Etats-Unis ».
Selon l’article, qui cite une source informée, la partition de la Libye proposée par Gorka a été considérée par le diplomate européen comme étant « la pire des solutions imaginables ».
Sebastian Gorka tente actuellement d’obtenir le poste d'Envoyé spécial de Trump en Libye, relève le journal britannique, tandis que la Maison Blanche n’a toujours pas prêté d'attention à ce qui se passe dans le pays, et n'a pas encore décider de nommer quelqu’un à ce poste, selon la même source.
Un lobbyiste ex-membre du Congrès américain, Pete Hoekstra, ainsi qu’un responsable du renseignement américain qui a travaillé sur la Libye depuis plus d'une décennie, Phillip Escaravage, sont les concurrents de Gorka pour le poste.
Escaravage apparait cependant comme le favori pour le poste d’Envoyé spécial en Libye, a noté «The Guardian», soulignant que celui-ci a présenté une proposition visant à résoudre la crise dans le pays, par le biais d’un soutien occidental qui s’élève à des dizaines de milliards de dollars.
Il n'a pas été possible dans l’immédiat de confirmer les informations publiées par le journal britannique, auprès des sources concernées.