AA/Sanaa/Hacer Eldusuki
Un haut responsable des Houthis, a annoncé mardi, le rejet par son mouvement de la conférence sur la crise yéménite prévue le 17 mai dans la capitale saoudienne, Riyad.
Mohamed al-Bakhiti, membre du bureau politique du mouvement «Ansar Allah» (Houthis) a déclaré à Anadolu : «Le dialogue entre les forces politiques était en cours à Sanaa, avant le début de l'agression. Et nous exigeons la reprise de ce dialogue, là où il a été interrompu. Tout autre option, à Riyad ou ailleurs, ne nous concerne pas ».
La date de la conférence a été fixée, lundi soir, par le président yéménite Abedrabbo Mansour Hadi, qui avait appelé en mars dernier, à organiser les sessions de dialogue entre les protagonistes yéménites dans la capitale saoudienne plutôt qu’à Sanaa.
Au sujet du sommet consultatif du CCG, qui a débuté mardi, à Riyad, avec la crise yéménite à l’ordre du jour, al-Bakhiti a déclaré : «Il est regrettable que les sommets arabes ne se tiennent plus que pour fomenter des complots contre les nations arabes et islamiques, pour le bénéfice de l’Occident et de l'entité sioniste ».
Selon le responsable houthi, les forces terrestres, dont l’arrivée au Yémen a été annoncée par des sources diplomatiques à Anadolu sont constituées de «mercenaires yéménites formés en Arabie Saoudite puis débarqués à Aden en échange d'incitations financières».
Mohamed al-Bakhiti a clamé: «Le peuple yéménite affrontera toute invasion extérieure. Le Yémen sera le cimetière des envahisseurs».
Le responsable houthi a toutefois affirmé «espérer que les gouvernements de l'Erythrée et de Djibouti ne permettront pas que leur pays servent de tremplin à une attaque contre le Yémen».
Le 21 avril dernier, la coalition conduite par l’Arabie Saoudite, avait annoncé la fin de l’opération militaire «Tempête de la fermeté» lancée le 26 mars et le début le jour suivant de l’opération «Redonner l’espoir» qui vise à trouver une voie permettant la relance du processus politique au Yémen, tout en contrant les mouvements et les actions militaires des Houthis.