AA / Ridha Tamtem
Omar Béhi, vice-président de l’Union tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP) (non-gouvernemental) a indiqué que "200 cas de fièvre aphteuse ont été enregistrés en Tunisie au cours de la dernière période" (sans préciser la durée exacte).
Dans une déclaration faite lundi, à l’agence Andaolu, Béhi a ajouté que «les instances vétérinaires compétentes croient que le virus de la fièvre aphteuse s’est infiltré en Tunisie à travers les animaux importés depuis la Libye».
Il a indiqué que "le virus détecté en Libye et celui en Tunisie sont similaires à 99%", relevant que "la maladie a touché les vaches et les moutons".
Le responsable tunisien a averti que la maladie est "hautement contagieuse", précisant que "l’UTAP a pris les mesures qui s'imposent pour y faire face à travers « l’interdiction de l’importation des animaux des pays voisins, la fermeture de plusieurs marchés de bétail et la multiplication des campagnes de stérilisation et de vaccination ».
Béhi a conclu que "la richesse animale tunisienne a été vaccinée contre le virus, ce qui a circonscrit le nombre de cas atteints par la fièvre", estimant que le phénomène sera "éradiqué au cours de la saison estivale avec l’augmentation des températures".
La fièvre aphteuse est une maladie virale animale généralement non mortelle, voire bénigne, qui affecte notamment les bovins, les porcs, les chèvres, les moutons et d'autres animaux et atteint rarement les hommes. Très contagieuse, bien que le temps durant lequel la contagion est possible s'avère plus bref qu'on ne le pensait autrefois, elle a un fort impact économique qui justifie l’élaboration de politiques nationales et internationales pour la contrer.