Ben Amed Azize Zougmore
05 Août 2026•Mise à jour: 05 Août 2026
L'épidémie de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) totalise désormais 3 874 cas confirmés, selon le point de situation arrêté au 3 août 2026 et publié mercredi par le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale.
La riposte se poursuit dans les cinq provinces touchées : le Haut-Uélé, l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Tshopo. Les autorités sanitaires indiquent que la situation demeure géographiquement stable, avec 51 zones de santé affectées, sans extension à de nouvelles zones au cours des dernières 24 heures.
L'Ituri reste l'épicentre principal de l'épidémie.
Selon le ministère, 717 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 749 personnes ont guéri depuis le début de l'épidémie. Le nombre de décès s'élève à 1 751, portant le taux de létalité à 45,1 %.
Les autorités précisent également que le taux de suivi des personnes contacts atteint 78,4 %.
Au cours des dernières 24 heures, 22 nouvelles guérisons ont été enregistrées, témoignant, selon le ministère, des progrès réalisés dans la prise en charge clinique.
Les dispositifs de surveillance épidémiologique et de laboratoire restent pleinement opérationnels. Les équipes sanitaires poursuivent le renforcement des centres de traitement, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Haut-Uélé.
Les activités de communication sur les risques, d'engagement communautaire, d'organisation d'enterrements dignes et sécurisés ainsi que de soutien psychosocial se poursuivent également afin de renforcer l'adhésion des populations aux mesures de riposte.
Le ministère de la Santé invite toute personne présentant des symptômes suspects à contacter gratuitement le 151.
Dans son dernier bulletin épidémiologique publié samedi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que l'épidémie de maladie à virus Bundibugyo (MVB), une forme de la maladie à virus Ebola, s'intensifiait en République démocratique du Congo (RDC) et constituait désormais "la plus grande épidémie d'Ebola jamais signalée" dans le pays.