Kemal Karadağ,Tuncay Çakmak
02 Septembre 2019•Mise à jour: 03 Septembre 2019
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le porte-parole du Parti de la Justice et du Développement (AK Parti), Omer Celik, a dénoncé les propos du Président libanais, Michel Aoun, concernant l’Empire Ottoman.
Celik a tenu, lundi, une conférence de presse en marge de la réunion du Comité Central de l’AK Parti.
Après avoir commenté l’actualité interne à la Turquie, le porte-parole du parti au pouvoir est revenu sur les déclarations du chef de l’Etat libanais qui a accusé l’Empire Ottoman "d’avoir pratiqué le terrorisme d’état" contre les Libanais lors de la 1ère Guerre Mondiale.
"Nous rejetons en bloc tous ces propos, nous les condamnons", a déclaré Omer Celik, affirmant que ces déclarations n’ont aucun sens et qu’elles sont le fruit d’une vision étroite.
"Nous ne pouvons nous empêcher de faire le lien entre ces propos et les développements dans certains pays qui incluent dans leurs manuels scolaires des informations fausses et infondées concernant l’Empire Ottoman. Ces déclarations, qui n’ont aucune logique, ne serviront les relations Turquie-Liban et sont en contradiction avec l’Histoire", a-t-il ajouté.
"Je souhaite rappeler que sous l’Empire Ottoman, les droits des Chrétiens au Liban, notamment des femmes, ont été placés sous protection par des lois. Des églises ont été construites et d’autres ont été restaurées", a poursuivi Omer Celik, soulignant que le Liban et la Turquie sont des pays frères.
Par la suite, le porte-parole de l’AK Parti a répondu à une question relative à l’achat des systèmes de défense anti-aérienne russe S-400 et les conséquences aux relations avec l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
Celik a d’abord critiqué ceux qui affirment qu’avec cet achat, la Turquie défie l’OTAN ou ses alliés.
"Ceci n’a aucune valeur politique ou diplomatique", a-t-il dénoncé, rappelant que la Turquie cherche seulement à répondre à ses besoins en matière de défense.
"Débattre et critiquer sans cesse les relations Turquie-OTAN est une approche erronée basée sur la propagande", a-t-il encore condamné pour conclure.