Aynur Ekiz,Ayvaz Çolakoğlu
06 Février 2018•Mise à jour: 07 Février 2018
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
"Dorénavant, aucun pays ou institution ne sera en mesure de remettre en cause la puissance et la détermination de la Turquie", a lancé le président turc, Recep Tayyip Erdogan qui s'est exprimé lors de la réunion hebdomadaire des députés de son parti à Ankara.
Le chef de l'Etat turc a insisté sur l'importance que revet maintenant l'industrie de l'armement pour la Turquie, rappelant qu'une réunion du Comité exécutif de l'industrie de la Défense s'est tenue mercredi dernier et que chaque projet fera l'objet d'un suivi consciencieux.
"Aucun produit, logiciel, système dont l'élaboration, le développement et la production sont possibles dans notre pays ne sera, sauf en cas d'urgence, acheté à l'étranger. S'il le faut, nous passerons plus de temps et dépenserons plus d'argent mais nous développerons nos propres produits, logiciels et systèmes" a t-il assuré.
Erdogan a notamment rappelé que la Turquie d'aujourd'hui n'avait plus rien de comparable avec celle d'avant, invitant les pays qui ont des convoitises dans cette région à tenir compte de cette réalité.
"Nous avons passé les deux siècles derniers à faire des sacrifices. Devant nos yeux, ils ont, par différents subterfuges et impostures diplomatiques, pillé les 5 millions de km2 qui composaient notre Etat pour le réduire à 780 mille km2. Apparemment, certains trouvent que c'est toujours trop. Ils nous ont tellement poussés à bout, qu'ils ont fini par réveiller le géant de son sommeil" a t-il affirmé avant d'ajouter :
"Dorénavant, aucun pays ou institution ne sera en mesure de remettre en cause la puissance et la détermination de la Turquie", a-t-il souligné.
Le dirigeant turc a également insisté sur le fait que les forces américaines étaient toujours présentes en Syrie malgré l'annonce faite par l'Administration américaine de l'éradication de Daech et que des quantités d'armes de plus en plus importantes étaient fournies au PYD/PKK et stockées en Syrie.
"Cela veut dire qu'ils ont des projets qui englobent la Turquie, l'Iran et voir même la Russie. Nous sommes debout à notre place et y resterons", a t-il fustigé.