Merve Yıldızalp,Esin Işık,Ayşe Betül Gedikoğlu
12 Novembre 2019•Mise à jour: 12 Novembre 2019
AA - Ankara
"La Turquie continuera d'expulser les combattants terroristes étrangers de Daech vers leurs pays d'origine", a déclaré le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan.
Le chef de l'État turc a animé, mardi, une conférence de presse à l'aéroport Esenboga d'Ankara, avant sont départ vers les États-Unis pour effectuer une visite de travail sur l'invitation de son homologue américain, Donald Trump.
Concernant l'expulsion des combattants terroristes étrangers de Daech, Erdogan a déclaré : "Nous continuerons à les expulser. Le fait qu'ils soient repris ou non, ne nous concerne pas."
À propos du retrait des éléments de l'organisation terroriste YPG comme convenu dans le cadre de l'accord de Sotchi, Erdogan a affirmé : "Les organisations terroristes sont toujours présentes dans la zone. Les attaques terroristes commises, hier lundi, contre les civils à Qamishli en sont une preuve, ainsi que les précédentes. Nous ne pouvons pas non plus dire qu'ils se sont retirés de Manbij, malheureusement ils y sont encore présents. Nous les retrouvons partiellement à Tall Abyad. De la même manière, à Tall Rifat aussi. Ni Moscou, ni Washington n'ont encore pu nettoyer les organisations terroristes aux heures et jours convenus. Nous en discuterons avec Trump, puis avec Poutine par téléphone à mon retour, car à Idleb, des problèmes similaires continuent de persister."
Après avoir mentionné les problèmes se dressant devant l'instauration de la zone sécurisée en Syrie, Erdogan a déclaré : "En dehors de tous cela, nous sommes déterminés à poursuivre les travaux sincères que nous avons menés jusqu'à maintenant avec Washington et Moscou. De la même manière, il y a l'accord tripartite de Sotchi, entre la Turquie, la Russie et l'Iran. Il faut que ces derniers se poursuivent mais une chose plus importante est que les pays prenant part à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) doivent se pencher sur ce processus. C'est pourquoi, j'accorde une importance cruciale au Sommet des Leaders qui se déroulera au Royaume-Uni les 3 et 4 décembre. Nous questionnerons la fonction de l'OTAN."
Erdogan a conclu en critiquant l'OTAN d'avoir abandonné la Turquie dans sa lutte antiterroriste.