AA/Ankara (Turquie)
La Turquie a condamné les derniers massacres perpétrés à Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA), a déclaré, samedi, le ministère turc des Affaires étrangères.
« Nous pensons qu’il est urgent d’entamer un dialogue national afin d’arrêter la crise en cours en République centrafricaine » a indiqué le communiqué officiel du ministère, publié samedi.
La dernière flambée de violence à Bangui a débuté avec le meurtre d’un musulman, le dimanche 25 mai, d’après des chefs de la Communauté musulmane.
« Quatre autres musulmans ont été tués alors qu’il essayaient de le venger » a affirmé le porte-parole de la Communauté musulmane, Ousmane Abakar, à l’Agence Anadolu.
Onze personnes, dont un membre du clergé, sont mortes, mercredi, dans l’attaque d’une paroisse de Bangui.
Au moins deux autres personnes ont trouvé la mort, vendredi, lors une fusillade commise par des hommes non identifiés au cœur d’une manifestation antigouvernementale organisée dans la capitale.
Le ministère turc des Affaires étrangères a également appelé les deux parties à cesser leurs attaques de représailles.
Les violences contre les Musulmans se sont intensifiées lorsque Michel Djotodia a quitté ses fonctions de président de la RCA, en janvier dernier, pour être remplacé par Catherine Samba-Panza, une chrétienne ayant précédemment tenu le poste de maire de la capitale.
Les chrétiens, qui constituent la majorité de la population du pays, reprochent aux Musulmans de soutenir les rebelles de la Séléka. Ces derniers ont été accusés d’attaques contre des maisons de chrétiens, de pillage de propriétés et d’exécutions sommaires durant la présidence de Djotodia.