AA / Ankara / Sultan Çoğalan
Les ressortissants turcs commencent à quitter le territoire libyen, après les menaces proférées par les forces du général libyen à la retraite, Khalifa Haftar de prendre des mesures fermes contre ceux qui seront arrêtés parmi les membres des communautés turque et qatarie, s’ils ne quittaient pas la Libye dans les 48 heures à compter de samedi minuit.
Le consulat turc à Benghazi "a pris en charge l’opération d’évacuation de quelques 250 de ses ressortissants établis dans le Sud du pays et qui n’avaient pas pu quitter la Libye du fait de la fermeture de l’Aéroport de Benghazi".
Le consulat étudie plusieurs options afin d’assurer le départ et la sécurité des resortissants turcs, à travers les lignes aériennes libyennes ou une des compagnies africaines par l’aéroport de ‘’Labrak’’ dans la même ville.
Selon le consulat, "plusieurs parmi ses ressortissants quitteront à travers la capitale Tripoli dans un vol direct pour Istanbul, d’autres par l’aéroport de Labrak via la Tunisie dès lors qu'il n'existe pas de desserte aérienne directe entre cette ville et des aéroports turcs".
Les services consulaires turcs étudient, par ailleurs, la possibilité d’affréter un avion pour un vol direct reliant Labrak à Instanbul.
Dans une déclaration faite, lundi, à l’agence Anadolu, le consul turc a relevé que "le gouvernement est responsable de la sécurité de ses ressortissants en Libye", appelant "ses concitoyens à ne pas se déplacer dans les régions de l’Est du pays sauf en cas d’extrême nécessité".
Il a ajouté que "le consulat gère ses affaires à travers l’ambassade turque à Tripoli depuis le 14 juin en raison de la mauvaise situation sécuritaire qui prévaut à Benghazi", précisant que "la majorité des membres de la communauté turque ont déjà quitté la Libye récemment".