Abduljabbar Aburas
26 Octobre 2017•Mise à jour: 27 Octobre 2017
AA/ Myanmar
L'armée du Myanmar a annoncé jeudi qu'elle a décidé de retirer ses troupes de certaines parties de la province d’Arakan, dans l'ouest du pays, sur fond de pressions internationales croissantes sur le gouvernement suite à la campagne militaire menée contre la minorité musulmane Rohingya.
Selon un communiqué publié jeudi par le Bureau du commandant des forces armées du Myanmar, le général Min Aung Hlaing, certaines des unités menant des « opérations de nettoyage » se retireront des villages de Buthidaung et de Maungtaw à Arakan.
Le communiqué précise que cette décision intervient après l’accalmie observée après les affrontements qui se poursuivaient depuis le 5 septembre dernier, sans fournir davantage de détails sur le plan de retrait.
« La stabilité a été rétablie dans une certaine mesure, mais les unités qui effectueront leur retrait, seront redéployées dans le chef-lieu de la province (Sittwe)», a noté le communiqué de l’armée.
Selon les derniers chiffres annoncés par l’ONU, le nombre de réfugiés des musulmans Rohingyas ayant fui la violence au Myanmar vers le Bangladesh depuis août dernier, a atteint les 604 mille.
Le gouvernement de Myanmar considère que les musulmans Rohingyas sont « des migrants illégaux» du Bangladesh, tandis que l’ONU les qualifie de «minorité religieuse la plus opprimée au monde ».