Carinah Mamilalaina Rasoamanarivo
02 Septembre 2026•Mise à jour: 02 Septembre 2026
Les recettes fiscales de Madagascar restent faibles. Elles représentent moins de 11 % du produit intérieur brut (PIB), contre au moins 15 % dans des pays ayant un niveau de revenus comparable, et jusqu’à 18 % dans certains pays.
La situation a été évoquée ce lundi lors de la Conférence budgétaire régionale d’Analamanga, organisée à l’École nationale d’administration de Madagascar (ENAM). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation du Projet de loi de finances initiale (PLFI) 2027.
Face à la presse, le ministre de l’Économie et des Finances, Ramiarison Herinjatovo Aimé, a assuré que les redressements fiscaux abusifs ne sont plus d’actualité. Il a cependant reconnu la nécessité de renforcer la mobilisation des ressources publiques.
La fraude fiscale constitue également un important manque à gagner. Elle représenterait environ 5 % du PIB, soit près de 800 millions de dollars de pertes chaque année. Le ministre rappelle que les contrôles fiscaux doivent respecter la législation. Le gouvernement veut ainsi renforcer les recettes publiques, tout en continuant à soutenir le secteur privé.