Nadia Chahed
01 Février 2018•Mise à jour: 01 Février 2018
AA/Niamey/Balima Boureima
Le procès de quelque 889 prévenus, accusés de "collaboration" avec le groupe terroriste Boko Haram s'est ouvert jeudi à Niamey, a rapporté le correspondant d'Anadolu.
«A ce jour, nous comptons 1022 personnes détenues suspectées de faits terroristes ou d’activités connexes. Sur ces 1022 détenus restants 889 sont accusés de collaboration avec le groupe terroriste Boko Haram et parmi ceux-ci 157 ont été incarcérés durant les trois derniers mois. », a annoncé le procureur de la République Chaibou Samna, à l’ouverture du procès devant les juges du pôle judiciaire spécialisés en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière
Entre 2013 et 2017, 3156 personnes suspectées d’activités terroristes et d’infractions connexes ont été interpellées, 3025 ont été déférées devant le parquet et près de 1600 personnes ont fait l’objet de poursuite.
Depuis 2011, le Niger s’est engagé dans la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel qui "tient compte de la réalité du terrain, des instruments juridiques internationaux de lutte contre le terrorisme et le respect des droits et des libertés individuelles", a poursuivi le procureur.
Et de rappeler que "le Niger fait face, depuis quelques années à des attaques terroristes de part et d’autre de ses frontières", précisant "qu'outre les réponses militaires à ces agressions, (…) le Niger s’est résolument engagé dans un processus de traitement judiciaire du terrorisme "
Depuis février 2015, le Niger fait face aux attaques du groupe terroriste Boko Haram, dans le Sud-est de son territoire.
Selon le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies (OCHA), les exactions perpétrées par le groupe terroriste ont fait 103 morts en 2017 contre 227 en 2016 et 214 en 2015.
Depuis le début de cette année, deux attaques ont ciblé la région de Diffa ( Sud-est) faisant 9 morts dans les rangs des forces de défense et de sécurité.