Mennatallah H. H. M. Said A.
22 Décembre 2021•Mise à jour: 22 Décembre 2021
AA / Londres
Amnesty International a appelé, ce mercredi, les autorités libyennes à remédier aux nombreuses violations qui ont récemment marqué le pays, avant d'annoncer le report des élections à une date indéterminée.
Cet appel fait suite à la confirmation de la commission parlementaire chargée du suivi des élections en Libye, de l’impossibilité de tenir les scrutins à la date prévue pour le vendredi prochain.
"Il est impossible de garantir une atmosphère électorale exempte de violence et d'intimidation dans un contexte généralisé d'impunité pour les crimes commis par les milices et les groupes armés", a déclaré Diana Eltahawy, directrice adjointe du Bureau régional du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, dans un communiqué de l'organisation (basée à Londres) examiné par l’Agence Anadolu.
"Afin de tenir des élections sans coercition, le Gouvernement d'unité nationale et les Forces armées arabes libyennes doivent immédiatement donner des instructions à tous les groupes armés et milices pour qu'ils cessent de harceler et d'intimider les fonctionnaires électoraux, les juges et le personnel de sécurité, chargés de gérer les élections" a-t-elle ajouté.
Eltahawy a également appuyé la nécessité de libérer toutes les personnes détenues, uniquement pour avoir exprimé leur opinion sur les élections.
Dans ce contexte, Amnesty International a souligné que le report des élections est dû à "l'échec des autorités à confirmer la liste des candidats qualifiés".
Plus tôt dans la journée, la commission parlementaire chargée du suivi des élections a confirmé "l'impossibilité" de tenir les suffrages à la date prévue pour le vendredi 24 décembre, appelant la présidente du Parlement, Aguila Saleh, à exercer ses fonctions de président du Parlement.
Amnesty International a aussi déclaré : "restaurer le processus politique à sa juste place et éliminer les obstacles et les difficultés auxquels les autorités compétentes ont été confrontées dans la mise en œuvre des lois électorales vous oblige à reprendre votre travail et à assumer la présidence du Parlement et à diriger ses sessions".
La Haute Commission électorale nationale a également proposé, dans un communiqué, de reporter le scrutin présidentiel, au 24 janvier.
Les Libyens espèrent que ces élections contribueront à mettre fin au conflit armé qui sévit depuis des années dans ce pays riche en pétrole.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.