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22 Décembre 2021•Mise à jour: 22 Décembre 2021
AA / Yémen
L'Unité exécutive pour la gestion des camps de personnes déplacées au Yémen a annoncé, ce mercredi, que le nombre de personnes déplacées depuis le début de la guerre dans le pays a augmenté à 4,1 millions.
L'agence gouvernementale a déclaré sur sa page Facebook que "le nombre de personnes déplacées et de personnes fuyant l'enfer de la guerre dans le pays, a augmenté à 4,1 millions de personnes déplacées, réparties dans les zones sous le contrôle du gouvernement légitime et celui des Houthis".
Elle a expliqué que "le nombre de personnes déplacées dans les zones sous le contrôle du gouvernement légitime est de 2 800 000 individus, alors qu’il s’élève à 1 300 000 individus dans les zones contrôlées par les Houthis".
Plus tôt au cours de ce mois, l'Unité exécutive pour la gestion des camps de personnes déplacées a annoncé que l'escalade militaire, dans le gouvernorat de Marib, avait entraîné le déplacement de plus de 93 000 personnes, en septembre et octobre derniers.
La même source a également annoncé le déplacement de plus de 40 000 personnes des zones côtières occidentales de Hodeidah, à la suite de la récente escalade militaire entre les Houthis et les forces conjointes dirigées par le général Tarek Saleh.
Le conflit, les attaques et les violations des droits de l'homme, au cours des six dernières années, ont laissé un impact indélébile sur les civils, avec plus de 4 millions de la population totale qui s’est trouvée forcée de quitter leurs habitations à cause de la guerre, et ce, après la destruction de leurs maisons et la perte de leurs moyens de subsistance.
Depuis près de 7 ans, le Yémen est le théâtre d'une guerre qui a fait 233 000 morts, avec 80 % de la population, soit environ 30 millions de personnes, est devenue dépendante des aides pour survivre, dans la pire crise humanitaire au monde, selon les Nations unies.
La guerre a éclaté entre les forces pro-gouvernementales soutenues par une Coalition militaire arabe dirigée par l'Arabie saoudite voisine, et les Houthis soutenus par l'Iran, qui contrôlent plusieurs gouvernorats, dont la capitale, Sanaa, depuis septembre 2014.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.