Aksil Ouali
10 Mai 2026•Mise à jour: 10 Mai 2026
Le haut conseiller spécial du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos a salué « l’engagement constructif en faveur d’une solution mutuellement acceptable au conflit du Sahara Occidental ». Cité dans un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger, rendu public ce dimanche, le responsable américain s’est exprimé sur sa rencontre à Washington avec l’ambassadeur algérien, Sabri Boukadoum.
« J’ai réitéré la gratitude des États-Unis envers l’Algérie pour ses efforts diplomatiques essentiels et continus visant à promouvoir la paix et la sécurité dans la région, y compris son engagement constructif en faveur d’une solution mutuellement acceptable au conflit du Sahara occidental, comme le reflète la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies », a-t-il déclaré.
Massad Boulos, selon la même source, a estimé « qu’il est temps de parvenir à une résolution », de ce conflit qui dure depuis 50 ans. Le haut conseil de Donald Trump n’a pas donné davantage de détails sur l’évolution de ce dossier depuis la dernière réunion entre les parties , à savoir le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie, en présence de l’envoyé spécial du SG de l’ONU, Staffan de Mistura, tenue dans la capitale américaine, fin février dernier.
Très peu d’informations ont filtré sur ce rendez-vous à huis clos. Massad Boulos avait déclaré que les USA espéraient parvenir à un accord préliminaire en vue de résoudre ce conflit qui dure depuis 1975 au début de l’été 2026.
«Nous sommes toujours confiant (…) Notre optimisme repose sur des faits : l’expérience montre que ce type de conflit, une fois mis sur la voie de la résolution, peut évoluer plus rapidement ou plus lentement, mais le simple fait qu’il soit désormais sur la voie du règlement est déjà un signe encourageant. Nous espérons que ce sera un processus de résolution rapide, et nous restons donc confiants », avait-t-il précisé dans ses déclarations à la presse, en février dernier.
L’administration américaine, sous Donald Trump, a apporté publiquement son soutien au plan d’autonomie proposé par le Royaume du Maroc qui réclame sa souveraineté sur ce territoire. En revanche, le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, exige « un référendum d’autodétermination », pour permettre, « au peuple Sahraoui de décider, lui-même de son destin », en se référant aux résolutions onusienne adoptée depuis le début des années 1990.