Ayşe Başhoruz
08 Septembre 2026•Mise à jour: 08 Septembre 2026
La France accueillera à partir de mercredi un sommet international consacré à l’espace, avec la participation annoncée de près de 120 délégations étrangères et de représentants de l’ensemble de la communauté spatiale. Pendant deux jours, les participants doivent notamment discuter de coopération internationale, de défense, d’économie, de recherche scientifique, de télécommunications et d’exploration spatiale.
Le ministre français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, Philippe Baptiste, a annoncé sur X la tenue de ce sommet à Paris, précisant que les participants se réuniraient afin « d’échanger, renforcer nos coopérations et construire ensemble l’avenir du spatial ».
Le sommet couvrira notamment les questions liées au spatial de défense, considéré comme un enjeu pour la sécurité, mais également les dimensions économiques et industrielles du secteur, selon Philippe Baptiste. Le ministre estime que le spatial est désormais devenu « un enjeu économique et industriel majeur pour la France et pour l’Europe ».
Les discussions porteront également sur les applications scientifiques de l’espace, notamment l’observation de la Terre, le suivi du climat, les prévisions météorologiques, l’évolution du trait de côte et de la végétation. Les télécommunications, les constellations en orbite basse, les lanceurs ainsi que l’exploration humaine et robotique doivent également figurer à l’ordre du jour.
Philippe Baptiste a notamment cité Iris², le programme de connectivité sécurisée de l’Union européenne reposant notamment sur une constellation de satellites, parmi les initiatives qui devraient être évoquées.
Pour le ministre, le sommet doit aussi permettre de « réaffirmer la place de l’Europe, la place de la France dans ce concert des nations spatiales ». Des partenaires internationaux doivent participer aux échanges consacrés à l’avenir du secteur.
Philippe Baptiste a par ailleurs souligné que les évolutions technologiques avaient facilité l’accès à l’espace et contribué à réduire certains coûts. Selon lui, cette évolution modifie les conditions économiques du secteur et permet notamment de développer davantage de satellites destinés aux télécommunications, à l’observation de la Terre et à la défense.
La France souhaite également promouvoir une approche fondée sur l’établissement de règles communes pour encadrer les activités spatiales. Philippe Baptiste a estimé que « le spatial demain ne peut pas être un pur Far West » et qu’un minimum de règles communes était nécessaire pour permettre l’exploration et l’utilisation de l’espace tout en assurant sa protection.
Le ministre a indiqué que ces questions devraient être discutées pendant le sommet, parallèlement à des échanges entre alliés sur les enjeux liés au spatial de défense.
Plusieurs annonces sont attendues à l’occasion de la rencontre, notamment en matière de coopération entre grandes puissances spatiales et de contrats commerciaux. Des prises de position de la Commission européenne sont également susceptibles d’être annoncées, selon le ministre.
Le sommet doit ainsi contribuer à définir les grandes orientations internationales du secteur spatial, tandis qu’une partie de l’événement sera ouverte au grand public durant le week-end, avec des activités organisées notamment à la Cité des sciences.