Şeyma Yiğit
23 Septembre 2026•Mise à jour: 23 Septembre 2026
ANKARA (AA)
Emmanuel Macron s’est exprimé sur les tensions au Moyen-Orient et le blocage des voies stratégiques d’acheminement de l’énergie lors d’une interview accordée à ABC News.
Interrogé par le présentateur David Muir, qui lui rappelait que le président américain Trump avait qualifié la hausse des prix des carburants de « petit prix à payer » dans la guerre entre les États-Unis et l’Iran, et que les prix, qui ont atteint des niveaux records en France, étaient arrivés à un niveau susceptible de mettre en difficulté un gouvernement confronté à un déficit budgétaire, Macron a déclaré : « Mon objectif fondamental est de m’assurer que l’Iran ne dispose pas d’armes nucléaires. »
Par ailleurs, concernant l’Iran, Macron a déclaré : « Je pense qu’il n’est pas possible d’obtenir un changement de régime en bombardant un pays », soulignant que « ces erreurs » avaient déjà été commises dans l’histoire.
« Je ne veux blâmer personne »
Le président français a toutefois déclaré que la question au Moyen-Orient était devenue, au-delà de l’Iran, celle de la réouverture du détroit d’Ormuz.
« Parce que le régime iranien a découvert qu’il avait cette carte en main (le détroit d’Ormuz) », a déclaré Macron. Il a ajouté que, pour cette raison, son principal sujet lors de ses échanges avec le président Trump et d’autres responsables à New York était de « trouver le bon accord pour permettre la réouverture du détroit d’Ormuz ».
Défendant par ailleurs la décision de la France de ne pas participer à cette guerre, Macron a répondu à une question sur la possibilité pour la France de fournir un soutien militaire afin de permettre la réouverture du détroit d’Ormuz : « Je ne veux entrer en conflit avec aucun pays, mais nous sommes prêts à prendre davantage de responsabilités pour assurer le passage (par le détroit d’Ormuz) et maintenir certaines capacités, oui. »
Interrogé sur la question de savoir si la situation dans le détroit d’Ormuz constituait un « angle mort » que Trump n’avait pas suffisamment anticipé dans cette guerre, Macron s’est gardé de commenter, déclarant qu’il « ne voulait blâmer personne » et que les États-Unis étaient « l’un des pays capables de résoudre ce problème ».
Macron a toutefois souligné que la question du détroit d’Ormuz avait « probablement été sous-estimée » dans cette guerre et qu’« ils devaient corriger cela ».
« L’Ukraine est l’un des domaines dans lesquels je pourrais convaincre Trump »
Concernant l’Ukraine, Macron a déclaré ne pas croire que Poutine souhaitait la paix, estimant que l’Ukraine était l’un des domaines dans lesquels il pourrait « convaincre » Trump.
Macron a également indiqué qu’il entretenait de « très bonnes » relations avec Trump et qu’ils étaient « très, très francs » l’un envers l’autre.
Macron s’est également abstenu de commenter la carte publiée par Trump sur son compte sur les réseaux sociaux, représentant les Caraïbes, le Canada, le Mexique et certains territoires français d’outre-mer comme s’ils faisaient partie du territoire américain, déclarant : « Alors qu’il y a des questions à régler, comme la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, la course à l’intelligence artificielle et à la technologie, ne créons pas de nouveaux conflits et de nouvelles tensions. »
* Traduit du turc