Gülsüm İncekaya
29 Septembre 2026•Mise à jour: 29 Septembre 2026
ISTANBUL (AA)
Le nombre de blessés dans les affrontements qui ont repris entre l’armée éthiopienne et sept groupes armés, dont le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), a dépassé 420, selon Médecins sans frontières (MSF).
Dans un communiqué consacré aux affrontements opposant l’armée éthiopienne à sept groupes armés, dont le TPLF, actif dans le nord du pays, MSF a indiqué que le nombre de blessés continuait d’augmenter.
L’organisation a précisé que les blessés continuaient de bénéficier d’une prise en charge médicale dans les hôpitaux de la région du Tigré, ajoutant que plus de 420 blessés avaient été admis dans les établissements hospitaliers de Korem et d’Alamata.
MSF a également souligné qu’elle continuait de soutenir les services de santé dans les hôpitaux de Shire, Sheraro et Korem, notamment dans le domaine de la santé maternelle et infantile.
En raison de la détérioration de la situation sécuritaire, les activités de MSF à l’hôpital d’Alamata ont été suspendues, de même que les opérations menées sur le terrain en dehors des établissements hospitaliers. Le personnel auparavant déployé sur le terrain a été réaffecté aux hôpitaux afin de renforcer les équipes qui y travaillent.
MSF a par ailleurs indiqué suivre la situation des personnes déplacées par les affrontements et se préparer à répondre à leurs besoins dans les régions du Tigré, de l’Amhara et de l’Afar.
Affrontements en Éthiopie
Sept organisations et structures politiques issues de différentes régions d’Éthiopie avaient annoncé, le 20 septembre, la formation d’une alliance contre le gouvernement fédéral. Cette alliance comprend notamment le TPLF, qui avait combattu les forces gouvernementales entre 2020 et 2022, ainsi que d’autres groupes.
Les affrontements entre les groupes armés et l’armée, qui ont éclaté le 23 septembre, se sont principalement concentrés dans les régions du Tigré, de l’Afar et de l’Amhara.
Les différends entre les parties portent notamment sur le partage des compétences entre le gouvernement fédéral et les administrations régionales, la représentation politique, les questions territoriales ainsi que le statut des forces de sécurité.
Face à l’escalade des tensions dans le nord de l’Éthiopie, l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE) et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) ont appelé les parties à mettre fin aux affrontements et à reprendre les négociations directes.
*Traduit du turc par Wafae El Baghouani