AA / Alger / Abderrazèk Ben Abdallah
Ramtane Lamamra, ministre algérien des Affaires étrangères a indiqué lundi, que son pays n’est «pas prêt à coordonner» avec le général libyen à la retraite Khalifa Haftar, chef de ce qui avait été baptisée « opération de la Dignité » en Libye, partant du principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays.
S’exprimant en marge de l’ouverture lundi, à Alger, de la 17ème session de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays non-alignés, Lamamra répliquait à la question d'une journaliste portant sur "la possibilité de répondre favorablement au général Haftar qui avait exprimé son intention de contacter les responsables algériens".
« C’est une question qui relève d’une affaire interne et l’Algérie ne peut se départir de son principe de non-ingérence dans les affaires internes des pays frères et amis », a tenu à préciser le chef de la diplomatie algérienne, avant de réaffirmer « l’entière solidarité de l’Algérie avec le peuple libyen ».
Le général libyen à la retraite Khalifa Haftar avait déclaré, la semaine écoulée, qu’il «s’attendait à des contacts avec les responsables algériens pour qu'ils participer à la sécurisation des frontières communes et pour œuvrer de concert en vue d’interdire toute infiltration de groupes terroristes vers l’Algérie ou en direction d’autres pays limitrophes».
Ramtane Lamamra a relevé, dans le même contexte, que «les Etats membres de la Ligue Arabe se concertent au sujet de l’affaire libyenne et des discussions à titre informel au sujet des mesures à prendre ultérieurement, auraient lieu entre les pays voisins de la Libye, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays non-alignés».
«Cette réunion offrirait l'opportunité aux Etats arabes présents pour organiser leurs priorités et débattre de la situation qui prévaut dans plusieurs pays frères», a conclu le ministre algérien.