Hatem Kattou
07 Novembre 2017•Mise à jour: 07 Novembre 2017
AA/ New York / Mohamed Tarek
L'Organisation des Nations Unies a exprimé, mardi, "une profonde inquiétude" au sujet de la situation humanitaire des 400 mille personnes assiégées dans la Ghouta orientale de Damas à cause des raids aériens sur Alep et Idlib dans le Nord du pays.
Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, a indiqué lors d'une conférence de presse tenue au siège de l'Organisation que "400 mille civils environ sont dans la zone assiégée et souffrent de conditions humanitaires et sécurité détériorées".
"Nous sommes préoccupés par leur situation humanitaire", a assuré Stéphane Dujarric.
La Ghouta orientale est assiégée depuis plus de 5 ans par les forces du régime de Damas. Les coupures d'électricité et le manque d'eau potable ont contraint les habitants à utiliser des générateurs de courant et à creuser des puits dans la région.
La Ghouta orientale fait partie des zones de désescalade déterminées par la Turquie, la Russie et l'Iran, dans le cadre des pourparlers d'Astana au Kazakhstan qui ont lieu en mai dernier.
Stéphane Dujarric a ajouté que "les Nations Unies sont également préoccupées par la récente escalade provoquée par les frappes aériennes dans les provinces d'Alep et d'Idlib (dans le nord)".
Il a précisé qu'au cours des 48 dernières heures, de nombreuses frappes aériennes ont été signalés dans le sud d'Alep et dans certaines parties de la province d'Idlib.
Stéphane Dujarric a appelé toutes les parties au conflit à "prendre les mesures nécessaires pour protéger les civils en vertu du droit international humanitaire".